Affichage des articles dont le libellé est vétérinaire.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vétérinaire.. Afficher tous les articles

vendredi 20 mars 2009

Le tétanos :

Le tétanos est dû à la libération de toxines par Clostridium tetani à la suite d’une blessure ou d’une ouverture peu étendue mais profonde (piqûre de barbelé, plaie ombilicale, lésion de castration ou de caudectomie, etc.…) qui favorisent la multiplication du germe en anaérobie.
Le tétanos se caractérise par une contracture de l’ensemble de la musculature, une rigidité des oreilles, des difficultés de préhension et de déglutition, un prolapsus de la troisième paupière et une raideur des membres. L’animal tombe ensuite en opisthotonos et la mort survient généralement à la suite d’un arrêt respiratoire, la toxine étant responsable de spasme des muscles intercostaux et diaphragmatiques.
Le traitement du tétanos consiste en l’administration d’antibiotiques, associée au débridage et nettoyage de la plaie avec de l’eau oxygénée, et à la sérothérapie. Il conduit souvent à des échecs thérapeutiques chez le mouton.

dimanche 15 mars 2009

La rage :

La rage est une maladie virale a une distribution mondiale. Seuls la Nouvelle-Zélande, l’Antarctique, le Royaume-Uni, l’Irlande et d’autres îles sont épargnés.
La rage du mouton est exceptionnelle. Les symptômes apparaissent après une période d’incubation de deux semaines à plusieurs mois. Ils se manifestent sous la forme de troubles du comportement (excitation et agressivité), qui ont donné le nom de « rage furieuse » à la maladie. Les béliers montrent parfois une agressivité accompagnée de signes d’excitation sexuelle, les autres symptômes sont une anorexie, un ténesme, des spasmes musculaires, un pousser au mur et une forte hyperthermie. La maladie évolue ensuite sous la forme d’une paralysie et d’une diminution de la sensibilité. La paralysie de pharynx s’accompagne de difficultés de déglutition qui se traduisent par un ptyalisme caractéristique. Une démarche raide, parfois ébrieuse. La mort survient par paralysie des muscles respiratoires au plus tard une semaine après le début de la phase clinique. La conformation du diagnostic est réalisée par un laboratoire spécialisé auquel la tête de l’animal est envoyée.

dimanche 1 mars 2009

Rôles et intérêt pratique des Probiotiques en production animale.

La découverte des antibiotiques a constitué une grande avancée en médecine. Cependant, depuis quelques années, on assiste à un important développement des résistances bactériennes à ces substances. L’apparition et la propagation de la multi-résistance des bactéries du tube digestif des animaux, suite à une utilisation abusive des antibiotiques comme facteur de croissance. Inquiète les autorités à l’échelle mondiale par le risque possible de transfert à l’homme à travers la chaîne alimentaire. Cette problématique, nous a paru intéressante. Le travaille réalisé, consiste à remplacer les antibiotiques par des Probiotiques, qui sont utilisées comme additif alimentaire
Les Probiotiques sont des micro-organismes constitués de bactéries Gram positives (Pediococcus acidilatici, Enterococcus faecium, Lactobacillus acidophilus ) et des levures (Saccharomyces cerevisiae,…). Il ont des effets sur les performances des animaux et leur santé par :
- L’action antidiarrhéique.
- L’inhibition des bactéries indésirables.
- La neutralisation des produits toxiques.
- L’amélioration de la digestibilité de la ration alimentaire.
- La stimulation des mécanismes immunitaires.

dimanche 15 février 2009

M.Didier Michalak

M.Didier Michalak est un technicien de la Holstein, et qui a ouvert un cabinet de conseil en génétique pour les éleveurs qui sont intéressés par davantage d'informations sur la génétique. Il a dit dans son article à PLM :
"Les éleveurs américains ont trois conseillers privilégiés : le vétérinaire, le nutritionniste et le généticien".
et il a dit aussi:
"La contribution du type à l'amélioration de la rentabilité du troupeau ne se traduit pas par une augmentation de la production mais par une diminution du nombre des réformes".

dimanche 12 octobre 2008

Diagnostic de gestation chez la jumant

L'examen externe :

L'anabolisme gravidique et l'augmentation du volume utérin, n'entraînent pas toujours une augmentation nette du volume de l'abdomen. Selon les juments, une modification de la silhouette peut être observée dès le 4ème ou 5ème mois de la gestation ou le plus souvent à partir du 7ème mois. Semblable changement peut aussi ne pas être détecté chez des juments de grand gabarit.
Au cours du dernier mois de gestation, l'oedème de la mamelle et son augmentation de taille peuvent constituer également des signes de l'approche du terme.

L’examen vaginal :

L’examen vaginal au moyen d’un spéculum constitue donc une méthode complémentaire intéressante pour confirmer une gestation d’un certain stade, au début en effet, ses caractéristiques sont fort semblables à celles d’une jument en dioestrus.
L’ouverture vaginale du col adopte une position progressivement centrale. Elle est complètement fermée, sèche et de couleur gris jaune. Son ouverture est dès le 30ème-40ème jour de gestation colmatée par un mucus très épais, gluant, masquant les plis vaginaux
entourant le col et recouvrant progressivement les parois vaginales ce qui peut rendre l'introduction du spéculum plus difficile. Au cours du dernier tiers de gestation, un certain degré de relâchement peut être observé. Il peut être à l’origine d’infections
ascendantes.Au fur et à mesure que la gestation progresse, l’ouverture externe du col se couvre d’un mucus épais. Après le 6ème mois de gestation, le col prend un aspect fort relaché.

La palpation rectale :

Cette méthode requiert les moyens de contention habituels (travail, tord-nez, entravons au besoin) voire le cas échéant la tranquillisation de l’animal au moyen d’acepromazine (0.05 mg/kg en IV) ou de détomidine, la xylazine (0.3 à 0.5 mg/Kg en IV) pouvant dans le dernier tiers de la gestation induire un avortement ou un accouchement prématuré.
Dès le 16ème voire 18ème jour de la gestation, et davantage chez les primipares, le col devient nettement ferme, plus mince et plus allongé.
La palpation des ovaires contribue peu au diagnostic de gestation. En effet, ente le 18ème et le 40ème jour de gstation, leur volume augmente, conséquence du développement folliculaire et le cops jaune est donc peu palpable. Entre le 40ème et le 120ème jour de
gestation, on observe sur les ovaires une suite d’ovulations, de lutéinisations résultant de l’apparition de corps jaunes secondaires.
Après le 120ème jour, l’activité ovarienne diminue et en fin de gestation, les ovaires deviennent petits et peu actifs. Après le 2ème mois de gestation, les ovaires occupent une position plus antérieure mais sont toujours situés au-dessus de l’utérus. Ils ne sont en
général pas palpables après le 5ème mois de gestation.
Entre le 12ème et le 25ème jour de gestation (15 à 22 jours le plus souvent), il est possible d’identifier manuellement l’augmentation d’épaisseur de la paroi utérine. Les cornes utérines deviennent plus lisses, tubulaires et toniques. Cette tonicité est plus marquée que pendant la phase dioestrale du cycle. Les replis endométriaux ne sont plus palpables. Avec une expérience certaine, il est possible en palpant le bord ventral de la corne utérine, à sa jonction avec le corps utérin d’identifier (le plus souvent chez les juments maiden) vers le 20ème jour (20 à 25 jours) de gestation la vésicule embryonnaire (3 à 4 cm de diamètre). Cette identification devient plus aisée aux environs du 30ème jour (4 à 5 cm de diamètre : balle de ping-pong). Au 35ème jour, la vésicule a la taille d'une
mandarine. Au 45ème jour, la vésicule embryonnaire et le foetus occupent la moitié environ (5 à 7 cm de diamètre de forme ovale plus que sphérique : taille d'une orange) de l’une des deux cornes utérines. A 60 jours, il occupe l’intégralité de la corne et une partie
du corps utérin (8 à 10 cm de diamètre : taille d'une pamplemousse). Après ce stade, les cornes utérines perdent progressivement leur consistance.
Le foetus commence à être palpable vers le 85ème jour de gestation. A ce stade, l’utérus commence à s’étendre au-delà du bord antérieur du bassin dans la cavité abdominale. La distension utérine est d’environ 13 cm et les contours de l'utérus sont plus
difficilement perceptibles. Il faut veiller à ne pas confondre à ce stade l’utérus gestant avec une vessie modérément remplie. Les ovaires prennent une position plus ventrale. Leur palpation devient difficile après le 4ème mois. Le corps jaune résultant de l’ovulation demeure actif pendant 160 à 180 jours. L’activité folliculaire est particulièrement importante entre le 40ème et le 60ème jour de gestation. Il en résulte la formation de corps jaunes accessoires. Après le 200ème jour, l’activité ovarienne se réduit très
sensiblement.
Entre 3.5 et 5 mois, il est relativement aisé de palper le foetus en avant de la ceinture pelvienne. Entre le 5ème et le 7ème mois, étant donné la position parfois fort déclive de l’utérus, il n’est pas toujours possible de palper le foetus. A partir du 7ème mois, il est
aisé d’identifier l’un ou l’autre membre voire la tête du foetus. A ce stade, la corne gestante adopte une position pratiquement perpendiculaire à l’axe du bord dorsal du corps utérin. Elle se trouve pratiquement dans l’axe de celui-ci vers le 11ème mois de
gestation.
La mobilité du foetus est particulièrement nette à partir du 70ème jour de gestation. Elle en entraîne des changements de position. Ceux-ci s’atténuent vers le 4ème mois de gestation.

Et voila maintenant des formidables photos du développement embryonnaire chez la jumant...